26/10/2016 – 27/10/2016 – Dîner à Reykjavik

La vie est très chère en Islande et la nourriture est loin d’être une exception.

Malgré tout, durant mon séjour, je décide d’aller dîner dans des restaurants classés dans le top TripAdvisor. Ces restaurants sont assez réputés et bien recommandés.

Le soir du 26/10/2016, je me rends chez Harry’s. Le restaurant est localisé dans la rue principale du centre-ville de Reykjavik, Laugavegur. Le restaurant dégage une ambiance intéressante. J’obtiens une table par chance malgré le faible nombre de tables.

Ce soir c’est poisson ! Je commande le haddock en sauce accompagné de ses pommes de terre. C’est succulent, vraiment et je ne manque pas de le dire au personnel ravi. Le service est impeccable et digne d’un restaurant chic.

Le lendemain, le soir du 27/10/2016, je me décide à aller manger au numéro 73 de la fameuse rue. C’est aussi le nom du restaurant : 73.

L’envie me prend de choisir du poisson à nouveau. Le 73 propose un choix très varié de bières islandaises pour accompagner ses plats. Mon choix se porte sur un pavé de saumon accompagné de petits légumes. Le plat est tout aussi délicieux que celui de la veille.

Étant seul à ma table, mes oreilles se dressent et picorent dans les conversations à droite à gauche. À la table de droite, trois jeunes personnes dînent : Deux amies norvégiennes et un Suédois mangent ensemble après leur rencontre au Hlemmur Square. Ils viennent d’arriver et demandent conseil auprès d’un américain en vadrouille sur le point de quitter l’Islande le lendemain. Après le départ de ce dernier, ils m’interpellent et nous commençons à discuter. La soirée se prolongera dans plusieurs pubs autour d’un verre tous les quatre. Merci à Stine, Lisa-Maria et Anton pour ce moment.

26/10/2016 – Retour à la civilisation

Il est l’heure. Tout mon attirail est prêt. Aujourd’hui, je retourne en Islande. 🙂 Il me faut rejoindre l’aéroport de Nuuk situé à plus d’une heure de marche du centre-ville. Je demande à François de m’appeler un taxi et le quitte après des remerciements et de chaleureux adieux.

En attendant mon vol retour vers l’Islande, je prends un petit déjeuner avec mon restant de nourriture. Je dégaze mon carburant de camping dans un grand bidon d’hydrocarbures présent devant l’aéroport. C’est parti !

Le vol se déroule tranquillement dans la danse des vibrations de l’appareil et la chanson des hélices. Le temps est magnifique. Il n’y a pas un seul nuage qui cache le Groenland. Alors que nous nous éloignons de la côte ouest, on ne voit plus que du blanc, du blanc, du blanc : C’est la calotte glaciaire. Plus d’une heure a passé, voici la côte est, nous voyons la mer. Les pilotes de l’avion font une annonce en proposant aux passagers de prendre des photos tellement le temps est beau. L’ambiance est très détendue. Malgré le caractère international du vol, la cabine de pilotage est ouverte et les passagers viennent prendre des photos avec les pilotes.

Sous nos pieds, on aperçoit plusieurs glaciers. La neige de la calotte glaciaire tassée par son propre poids s’agglomère et descend vers la mer. Des blocs se détachent et s’éloignent au grès des courants marins. C’est de cette manière que sont générés les icebergs.


Me voilà arrivé à l’aéroport international Keflavik de Reyjavik. Je dois avouer que je suis très heureux de retrouver un sentiment de non-stress. Je retrouve la civilisation, la 3G gratuite. Il me faut maintenant rejoindre Reykjavik afin de commencer mon séjour dans la capitale islandaise. Le moyen le plus économique est d’utiliser les bus-navettes de la compagnie « flybus ». Grâce à la petite taille de Reykjavik et le faible nombre d’établissements hôteliers, les bus-navettes déposent les touristes au pied de leurs hôtels ou auberges de jeunesse, c’est très pratique. J’ai acheté un billet de bus-navette aller-retour car le prix est évidemment moins cher qu’à l’unité.

Après environ une heure de voyage, le bus me dépose à l’auberge de jeunesse où j’avais déjà séjourné lors de mon premier passage à Reyjavik : Hlemmur Square

25/10/2016 – Groenland, Nuuk

Get up, stand up, last day in Nuuk (*Bouge-toi, lève-toi, dernier jour à Nuuk).

Profitons de ces paysages magnifiques. Le réveil se fait en compagnie de Mickey (prononcé « Micky »), le chien des propriétaires de la maison voisine. Mickey est désormais devenu mon ami et s’assoit à côté de moi pendant le décampement.

Le programme de la journée est exclusivement basé sur la balade. Je parcours des quartiers de la ville que je n’avais pas encore eu l’occasion de visiter, notamment la partie sud.

Le soleil est en train de se coucher. Je me dirige hors de la route sur des rochers qui bordent la mer afin de prendre quelques photos du coucher du soleil sur le Groenland. En marchant, je croise un habitant qui promène son chien. Il m’interpelle en me demandant, comme à l’habitude, ce que je fais chargé d’une telle manière. Nous échangeons quelques mots en anglais. Je lui explique mon expérience en camping au Groenland. Je caresse son grand chien et m’adresse à ce dernier en français. C’est alors que mon interlocuteur, agréablement surpris, me répond dans la langue de Molière : « Ah, vous êtes Français ? » Il est Français, comme moi. Nous discutons encore un peu et François le Français m’invite à manger et passer la nuit chez lui. Intéressé par l’accueil, je réponds favorablement. Il me montre sa maison reconnaissable à ses couleurs jaune et noir. Je propose de le rejoindre après avoir pris mes quelques photos et observé le soleil disparaître à l’horizon sur les paysages gelés.

L’heure est venue de rejoindre mon hôte. Je suis très bien accueilli. Après avoir déposé tout mon matériel dans un coin du salon, nous buvons un premier thé, puis un deuxième en discutant de moi, de lui. Il s’appelle Jean-François Pages et il habite depuis 34 ans au Groenland.

Tout a débuté lorsqu’ il était jeune. Un ami à lui travaillait comme cuisinier au Groenland pour un des rares hôtels-restaurants de la capitale Nuuk. Cet hôtel-restaurant appartenait à une vieille Française qui accordait une importance particulière à la cuisine proposée à ses clients. Les cuisiniers étaient donc engagés en France. L’ami de François lui proposa alors de le rejoindre au Groenland pour travailler en cuisine durant l’Été. François accepta et resta alors 3 mois, 6 mois, 1 an, 2, 3 et enfin 34 ans.

On me prépare un bon repas chaud. Nous passons la soirée à discuter de la vie locale, du coût de la vie, des habitudes locales et d’anecdotes diverses et variées. Nous regardons ensuite un film français sur Netflix : Gibraltar. Cette soirée me donne l’occasion de visiter de l’intérieur une maison groenlandaise. La maison de François est commune et finalement semblable à celles que l’on peut avoir en France. Toutefois, les toilettes sont des toilettes sèches. Les murs du salon sont couverts du sol au plafond de DVDs en langue française (grands classiques, Belmondos, etc.).

Il est tard. Je me couche sur le canapé dans mon duvet trop chaud pour dormir à l’intérieur d’une maison mais très bien pour se réchauffer de ces quelques nuits de camping au Groenland.